Travailler au cœur du partenariat UA-ONU
Ayant précédemment occupée des fonctions dans le domaine des affaires politiques à Bruxelles et à Genève, Addis-Abeba s’est révélée être un lieu d’affectation véritablement unique. En tant que capitale diplomatique de l’Afrique et siège de l’Union africaine (UA), c’est à Addis-Abeba que les priorités du continent sont débattues, définies et mises en œuvre. Travailler au cœur du partenariat entre l’UA et l’ONU m’a permis de découvrir la complexité et le dynamisme du multilatéralisme en Afrique.
Depuis que j’ai rejoint le Bureau des Nations unies auprès de l’Union africaine (UNOAU) en novembre 2025 en tant que jeune experte associée (JEA) française chargée des affaires politiques, j’ai eu le privilège de travailler sur divers dossiers stratégiques et d’actualité, notamment la jeunesse, la paix et la sécurité, la prévention du génocide, la désinformation, ainsi que l’intelligence artificielle. Ces questions revêtent non seulement une importance cruciale pour l’Afrique, mais constituent également des priorités communes à l’Union africaine et aux Nations unies.
En l’espace de huit mois seulement, j’ai participé à plusieurs rencontres de haut niveau entre l’UA et l’ONU, notamment la Conférence annuelle ONU-UA, la réunion de haut niveau France-ONU-UA, ainsi que de nombreuses sessions du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, au sein duquel UNOAU joue un rôle essentiel pour faire valoir la position de l’ONU sur les questions clés de paix et de sécurité. Ces derniers mois m’ont également donné l’occasion de coordonner la première visite à Addis-Abeba du Conseiller spécial du Secrétaire général pour la prévention du génocide.
Le programme des jeunes experts associés (JEA) m’a également donné l’occasion de contribuer aux travaux de UNOAU au-delà de l’Éthiopie. En août, je me rendrai au Burundi pour le Dialogue continental sur la jeunesse, la paix et la sécurité (YPS), où, pour la première fois, l’UNOAU co-organisera une session parallèle sur les liens entre la gestion de l’eau, les femmes, la paix et la sécurité (WPS) et la jeunesse, la paix et la sécurité (YPS). En octobre, je passerai un mois à New York au Bureau du Conseiller spécial pour la prévention du génocide, ce qui représente une formidable opportunité d’approfondir ma compréhension de la diplomatie préventive.
Le système doit rester jeune
S’insérer dans le système multilatéral n’a jamais été facile pour les jeunes. Et cela s’est avéré encore plus difficile ces dernières années. Mais le système doit rester jeune. Les générations se renforcent mutuellement. L’alliance de l’expérience et d’un regard neuf est une véritable force. C’est un aspect que le programme de JEA reflète bien et encourage. Il rassemble des personnes d’horizons et d’expériences différents, unies par un engagement commun en faveur de la solidarité internationale. Travailler aux côtés de collègues de l’ONU et de l’UA m’a montré la valeur de cet effort collectif.
Malgré ces défis, mon expérience en tant que JEA au Bureau des Nations unies auprès de l’Union africaine (UNOAU) n’a fait que renforcer mon attachement aux principes qui guident l’action des Nations unies, à savoir le respect du droit international, du multilatéralisme et des droits de l’Homme, ainsi que la nécessité du dialogue. J’espère que ces principes continueront à servir de boussole pour la communauté internationale.
Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique ou la position officielle du Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine (UNOAU).



