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United Nations Office to the African Union

Journée internationale de la jeunesse 2026 : Des contextes différents, des aspirations communes | Réflexions de Mme Johanna Gummel, JEA aux affaires politiques UNOAU

Mme Johanna Gummel, JEA aux affaires politiques, Section des affaires politiques

Rejoindre le Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine (UNOAU)

Lorsque j’ai décidé, à l’âge de 18 ans, tout juste diplômée du lycée, d’étudier les relations internationales, l’idée de travailler un jour aux Nations Unies me semblait davantage une notion abstraite qu’un projet professionnel réaliste. Près de dix ans plus tard, j’ai rejoint l’UNOAU en tant que jeune experte associée au sein de la Section des affaires politiques. Dans le cadre de mes fonctions, je travaille sur un large éventail de sujets liés à la paix et à la sécurité sur le continent africain, notamment les femmes, la paix et la sécurité, le lien entre paix et développement, les migrations, le programme de l’Union africaine (UA) sur les frontières, la sécurité maritime et les régions d’Afrique centrale et australe.

Au cours des cinq derniers mois, j’ai eu l’occasion de participer et de contribuer aux préparatifs de plusieurs réunions de haut niveau très intéressantes, notamment la conférence annuelle entre le président de la Commission de l’UA et le secrétaire général des Nations unies, les sessions du Conseil de paix et de sécurité de l’UA et les visites de hauts représentants des Nations unies à Addis-Abeba.

J’ai également eu l’occasion de collaborer avec de nombreux collègues de l’UA et de l’ensemble du système des Nations unies, de prendre part à des discussions thématiques et de participer à une conférence organisée au Botswana sur la protection juridique des personnes déplacées en raison du changement climatique et des catastrophes naturelles. J’ai découvert de nouvelles façons de travailler au sein d’institutions et de milieux différents, de naviguer dans des environnements politiques complexes et de nouer des relations solides permettant de mener à bien notre collaboration avec l’Union africaine en vue d’atteindre nos objectifs communs.

Construire une carrière internationale en tant que jeune professionnelle

Au cours de mes études, des stages que j’ai effectués et de mon travail ici en Éthiopie, j’ai rencontré des centaines de jeunes qui ont pour objectif de se forger une carrière internationale leur permettant d’avoir un impact positif sur la vie des gens, tant à l’étranger que dans leur propre pays.

Bien que l’on insiste souvent sur l’importance d’inclure et de soutenir les générations futures, les opportunités pour les débutants dans ce secteur sont limitées. L'accès à ces opportunités peut être restreint par la nationalité, la mobilité et l'accès à des financements privés ou externes pour des stages non rémunérés. De plus, le paradoxe consistant à exiger une expérience professionnelle même pour des postes de début de carrière crée des obstacles supplémentaires pour les jeunes qui souhaitent entrer sur le marché du travail.

Participer au programme des jeunes professionnels, financé par le gouvernement allemand, a été un immense privilège et une formidable occasion d’acquérir une expérience au sein du système des Nations unies. Avant de rejoindre ce programme, ma première expérience professionnelle après l’université a été un programme similaire destiné aux jeunes débutants au sein d’une organisation de la société civile (OSC) en Allemagne, ce qui m’a également permis de travailler en Éthiopie pendant un an.

Bien que certaines opportunités similaires s’adressent aux jeunes issus de pays en développement, il est essentiel de rendre le système plus accessible à tous les jeunes et de promouvoir des programmes spécifiques de développement de carrière et de mentorat.

Des contextes différents, des aspirations communes

Tant les Nations unies que l’Union africaine reposent sur l’idée que des pays aux histoires, priorités et perspectives différentes peuvent œuvrer ensemble à la réalisation d’objectifs communs, tels qu’énoncés dans les Objectifs de développement durable et l’Agenda 2063.

Les jeunes professionnels qui intègrent ces institutions devraient refléter cette même diversité d’origines, d’expériences et de points de vue. Rendre les parcours menant à une carrière internationale plus accessibles constitue une étape vers la concrétisation de cet objectif.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteure et ne reflètent pas nécessairement la politique ou la position officielle du Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine (UNOAU).