UNOAU
United Nations Office to the African Union

Journée internationale de la jeunesse 2026 : Des contextes différents, des aspirations communes | Réflexions de Mme Bintu Zahara Sakor, JEA gestion de programme UNOAU

 Mme Bintu Zahara Sakor, JEA gestion de programme

Lorsque j’ai débuté mon parcours professionnel en Afrique de l’Ouest, j’ai développé un intérêt pour des questions qui sont restées au cœur de mon travail depuis lors : pourquoi certaines sociétés connaissent-elles la paix et la stabilité, tandis que d’autres sont confrontées à des cycles de conflit ? Comment les jeunes façonnent-ils l’avenir de leur pays ? Et, peut-être la plus importante, comment les institutions internationales peuvent-elles répondre de la meilleure façon possible, aux aspirations des populations qu’elles servent ?

Au cours de ces huit dernières années, ces questions m’ont amené à voyager à travers des pays variés, ainsi qu’à travailler dans des institutions et environnements professionnels très diverses. De la Guinée, au Mali, au Ghana, au Libéria, au Sénégal, au Bénin, à la Côte d’Ivoire, à l’Europe et à l’Amérique du Nord, j’ai eu l’occasion d’être confrontée et d’apprendre de ces environnements politiques, sociaux et institutionnels très variés. A travers toutes ces situations, j’ai observé une réalité frappante : les jeunes peuvent venir de milieux différents, pour autant cela ne les empêche pas de partager des aspirations communes. Ils souhaitent tous avoir la possibilité de construire une vie épanouissante, de participer de manière significative aux décisions qui les concernent et de vivre dans des sociétés pacifiques et politiquement stables.

Mon parcours académique et professionnel m’a permis d’explorer ces questions sous des angles différents. A l’institut de recherche sur la paix d’Oslo, où j’ai travaillé comme chercheuse doctorante, je me suis intéressée à des thématiques telles que les transitions démographiques, les phénomènes de forte croissance de la population des jeunes, les questions de genre, les dynamiques de conflit, la gouvernance et le développement en Afrique subsaharienne. Mon travail au Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), ainsi que mes expériences de recherche à l’Université Harvard et à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, ont renforcé mon intérêt pour les processus d’implémentation de ces recherches en politiques publiques et en actions concrètes.

Mon arrivée à l’UNOAU s’inscrit donc naturellement dans la continuité de ce parcours. Rejoindre le Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine à Addis-Abeba me rapproche d’un espace où les questions qui ont façonné mon travail sont abordées à travers la coopération multilatérale. En tant que Jeune Experte Associée (JEA) en gestion de programme, je commence à découvrir comment les idées et les priorités politiques se traduisent en programmes et en partenariats dans le cadre de la relation entre l’Union africaine et les Nations Unies.

Ayant rejoint UNOAU récemment, mes premières semaines à Addis-Abeba m’ont déjà rappelée l’importance du travail dans un contexte multiculturel. L’Union africaine et les Nations Unies réunissent des pays aux histoires, priorités et perspectives différentes, mais leur coopération repose sur des aspirations communes en faveur de la paix, de la sécurité, du développement durable et d’un avenir meilleur pour l’Afrique.

En tant que jeune experte associée, je considère l’expérience JEA comme une opportunité non seulement de contribuer au travail de UNOAU, mais aussi d’écouter et d’apprendre. C’est une occasion d’apporter mes perspectives, façonnées par diverses expériences africaines et internationales, tout en apprenant auprès de collègues qui disposent de décennies d’expérience institutionnelle. Je suis particulièrement enthousiaste à l’idée de mettre en lien mon parcours dans la recherche et la gouvernance avec le travail concret de soutien aux partenariats et à la gestion de programmes.

Le thème « Différents contextes, aspirations communes » résonne particulièrement avec mon propre parcours, car celui a été façonné à la fois par la diversité de mes expériences et par la continuité des thématiques que j’abordées. La diversité des environnements détient une importance : elle influence les opportunités, les institutions et les défis auxquels les populations sont confrontées. Mais au-delà des frontières, des générations et des environnements professionnels, nos aspirations sont souvent remarquablement similaires.

A mon égard, travailler à l’UNOAU représente une occasion de contribuer à transformer ces aspirations communes en actions collectives et de continuer à apprendre auprès des personnes et des institutions qui œuvrent à la construction d’une Afrique plus pacifique, plus prospère et plus inclusive.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteure et ne reflètent pas nécessairement la politique ou la position officielle du Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine (UNOAU).